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L’église Saint Eutrope

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Eglise Saint Eutrope
Eglise Saint Eutrope
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Le chœur, la sacristie et la partie basse du clocher sont du Xllle siècle, la nef du XVlle, Le clocher a été restauré une première fois en 1935 puis en 2002, et l’intérieur de l’édifice en 1989.

Une des cloches a été fondue à la Révolution, mais la seconde a servi en partie, en 1846, à la coulée des deux que nous pouvons entendre aujourd’hui : Rose, située côté rue et qui pèse 200 kg et Marie-Louise qui pèse 400 kg. Après 150 ans, elles continuent à marquer fidèlement les événements gais ou tristes de la vie du village. L’électrification des cloches a été réalisée en 2002.

Le chœur est formé de deux travées ogivales, avec nervures apparentes et clefs armoriées.

L’un des écussons est entouré d’une couronne comtale, l’autre d’un tortil de baron. Les arcs d’ogives reposent sur des colonnettes engagées se terminant par des culs de lampes sculptés de visages. Seuls trois de ces visages sont visibles, les autres étant cachés par des boiseries. Le chevet est plat, percé de trois baies garnies de vitraux datant du XIXe siècle. Le mur sud est percé de deux ouvertures également garnies de vitraux datés de 1890.

Le maître-autel est en bois peint. Il date du XVIIe siècle, mais a été repeint vers 1939. Le chœur est recouvert de boiseries. Dans celles qui revêtent le chevet sont incrustés trois tableaux : au-dessus de l’autel, une Ascension du Christ, à droite une représentation de Saint Eutrope, à gauche Saint Vincent, patron des vignerons. De chaque côté du chœur se trouvent deux rangées de stalles en bois. Les miséricordes ne sont pas sculptées.

La sacristie se trouve à gauche du chœur. Elle est aussi voûtée en ogive, mais n’a qu’une seule travée. Elle est maintenant séparée du chœur par une cloison, mais il semble qu’elle ait été autrefois une chapelle dédiée à Saint Roch.

Eglise Saint Eutrope
Eglise Saint Eutrope
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Le clocher qui fait 25 m de haut, donne dans la sacristie ; sa voûte est aussi ogivale, mais beaucoup plus rustique que celles du chœur et de la sacristie.

Le chœur et la nef étaient séparés par une grille en fer forgé, implantée en haut des marches. Elle avait été faite par Émile Vissot, forgeron du village, en 1875. Elle a été déposée en 1988.

La nef est couverte par un plafond plat avec cinq caissons. Dans le pignon ouest s’ouvre le porche d’entrée, voûté en plein cintre et daté, sur la clef de voûte, de 1741. Cette date se retrouvant aussi sur des pièces de charpente, il semble que de gros travaux aient été faits à cette époque.

En haut et à gauche de la nef se trouve l’autel de la Vierge. Il est surmonté d’un tableau représentant la Dame de l’Apocalypse et sur le tabernacle repose une Vierge à l’Enfant polychrome, copie d’une statue du XIVe siècle. La porte du tabernacle est ornée d’une peinture sur bois représentant les pèlerins d’Emmaüs.

A droite de la nef, face à l’autel de la Vierge, se trouve l’autel de Sainte Anne. Lui aussi est surmonté d’un tableau représentant la sainte. Le tabernacle est en bois doré. Repose sur cet autel un reliquaire, également en bois doré, contenant des reliques de Saint Austère et de Sainte Libérade.

Un peu en dessous de cet autel se trouve la chaire à prêcher, en bois. Il reste quelques bannières de confréries, en particulier celle de Saint Vincent et de la Vierge. Elles sont en mauvais état.

Portfolio

Dernière mise à jour de ces informations : 19 mars 2015

A noter

Comme maintenant presque partout dans nos campagnes, l’église reste fermée en dehors des offices, et on ne la visite pas.